Commémoration de l'armistice du 8 mai 1945
Commémoration de l'armistice du 8 mai 1945
Vendredi 8 mai 2009 à 11h30
Ancien cimetière
Allocution de Monsieur Eddie AIT
Maire de Carrières sous Poissy, Conseiller Régional d'Ile-de-France
Vice président de la Communauté d'agglomération
des deux rives de Seine
Mesdames, Messieurs, les représentants des autorités civiles et militaires,
Mesdames, Messieurs les représentants des associations d'anciens combattants, résistants et déportés,
Mesdames, Messieurs les Présidents d'associations,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Nous voici réunis au pied de notre monument aux morts pour célébrer ensemble le 64ème anniversaire de la victoire du 8 mai sur le nazisme et la barbarie.
Aujourd'hui, dans chacune des communes de France, la Nation rend un hommage solennel aux vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi, et surtout, à toutes les victimes de cette tragédie sans pareille.
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Ce rassemblement est d'abord l'occasion de rendre hommage aux anciens combattants, de témoigner notre reconnaissance éternelle à tous ces hommes et ces femmes, venus d'horizon et de pays différents, morts pour la France, au nom de la liberté, pour notre liberté.
Dans la liesse d'une vie redevenue possible, les joies et les pleurs se sont indistinctement mélangés. Notre mémoire populaire porte le deuil de 55 millions de victimes, de pères, de mères, de frères, de sœurs, d'enfants victimes de la pensée fasciste. En Europe comme en Asie et en Afrique, le coût humain de ces six années fut effroyable.
Aux victimes que j'évoquais vinrent s'ajouter 35 millions de blessés, 3 millions de disparus, 1,5 millions de personnes tuées par bombardements aériens, 30 millions de civils tués parmi lesquels 6 millions de juifs exterminés pour la seule raison d'être nés juifs et environ 220 000 tsiganes sur le million vivant en Europe à cette époque.
Nous n'oublions pas non plus ceux qui ont su dire « non » à la barbarie nazie et qui ont eu le courage d'agir. Point d'uniforme pour ces soldats de l'armée des ombres, mais une arme absolue : la foi en la Liberté. Combien de ces soldats de la clandestinité ont payé, par le sacrifice suprême de leur vie, cette liberté que nous goûtons aujourd'hui ? Rendons hommage à ces résistants.
Rendons hommage à l'un d'entre eux, qui nous a quittés le 14 avril dernier. Auteur en mai 1943 du « Chant des partisans », Maurice Druon a, par sa plume, contribué plus que quiconque à la mémoire des mouvements de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
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Pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, cette guerre fit plus de victimes civiles que militaires. Parmi ces victimes, plusieurs issues de Carrières ont connu cette destinée terrible. Nous pensons à eux dans notre commune qui a payé un lourd tribut la folie des hommes.
« Plus jamais ça ! ». Cette formule retentit en France quand, le 8 mai 1945, fut paraphé à Berlin l'acte solennel de capitulation qui mit fin à la seconde guerre mondiale. Ainsi prirent fin ces années de terreur, de souffrance et de douleurs.
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Cette commémoration représente pour nous un double devoir. Un devoir envers notre passé et un devoir envers notre avenir. Je le dis avec force, y compris vis-à-vis de ceux qui, presque chaque année, préconisent « d'alléger le calendrier des commémorations nationales ».
Devoir envers notre passé tout d'abord.
Cette guerre s'éloigne, certes, et ceux qui l'ont faite sont de moins en moins nombreux. Pourtant, elle sera toujours plus qu'un pan de l'histoire des hommes, plus qu'un morceau de 20ème siècle, plus qu'une page de gloire, de conquêtes, de défaite et de massacres. Car ces années de guerre ont montré ce que les hommes peuvent être capables de faire, au nom de leur nation, au nom de leur frontière, au nom de leurs convictions, et parfois même, au nom de rien du tout.
Nous devons nous souvenir de toutes ces vies perdues. Nous devons honorer nos morts et leurs sacrifices pour la liberté de notre pays et la lutte contre la barbarie.
Mais nous avons aussi un devoir tout aussi important envers l'avenir.
C'est d'abord un message de vigilance quotidienne pour défendre les valeurs telles que le respect des autres, l'acceptation de la différence et la tolérance. C'est encore un message d'espoir que nous transmettons, notamment aux jeunes. Un message de confiance dans l'humanité qui sait aussi faire preuve de sagesse et de solidarité, pour peu que nous sachions les éveiller. Un message d'espoir et de confiance que nous adressons aux jeunes, à qui nous confions notre avenir.
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Il est de notre devoir à tous de dénoncer, partout dans le monde, les tentatives de retour du fascisme et de l'obscurantisme, des intégrismes de toutes sortes et des exactions contre les Droits de l'Homme.
Des mots simples, forts, en résonance avec la pensée du résistant que fut Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n'est pas un sanglot, mais un élan. ». Un élan porteur d'une société de paix, de justice, de tolérance, de solidarité entre les peuples.
Plus de 60 ans après le 8 mai 1945, nous sommes toujours aussi ardents pour évoquer ce qu'a été la seconde guerre mondiale pour la France et l'Europe.
La liberté est une valeur fragile. Transmettons avec vigueur les valeurs de courage de ceux qui, au cours de ce conflit, ont permis le développement humain de notre pays.
Je vous remercie.












