Commémoration du 65ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945
Commémoration du 65ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945
Samedi 8 mai 2010 à 11h30
Ancien cimetière
Allocution de Monsieur Eddie AIT
Maire de Carrières sous Poissy, Conseiller Régional d'Ile-de-France
Vice président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de la Seine
Mesdames, Messieurs, les représentants des autorités civiles et militaires,
Mesdames, Messieurs les représentants des associations d'anciens combattants, résistants et déportés,
Mesdames, Messieurs les Présidents d'associations,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Quelques jours après l'hommage aux déportés, nous voici réunis devant notre monument aux Morts pour honorer les disparus de la seconde guerre mondiale et célébrer également la paix retrouvée de 1945.
Je suis chaque année plus persuadé que la perpétuation de ce souvenir est un acte citoyen par lequel nous renforçons notre mémoire collective, pour que de telles barbaries ne se reproduisent plus.
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Je voudrais avant tout rendre hommage à tous les combattants morts sur les champs de bataille et qui ont donné leur vie pour notre pays.
Ceux qui sont revenus et se trouvent parmi nous portent encore dans leur corps et dans leur âme les blessures et les sévices de ces années noires, qu'ils aient été prisonniers, résistants, déportés ou engagés volontaires dans notre armée renaissante.
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Après le carnage de la Grande Guerre de 14-18, cette fameuse « Der des Der », il aura encore fallu des millions de morts, quelque trente ans plus tard, pour que l'Europe occidentale vive enfin en paix, une paix qui a pourtant vite pris, nous le savons, le visage d'une nouvelle confrontation plus feutrée, mais tout aussi impitoyable, appelée guerre froide. Dès 1940, une voix a retenti dans ce qui n'était encore qu'un « désert de consciences égarées », selon le mot de Malraux, pour crier qu'une France libre continuait à vivre.
Une France libre qui, avec tous ses alliés, serait de nouveau victorieuse. Le général de Gaulle entrait déjà dans l'Histoire. Très vite, des milliers de jeunes Français allaient le rejoindre pour dire non à ses côtés.
En cet instant, nous nous inclinons devant les disparus, devant vos décorations, devant les drapeaux de vos amicales, devant les rescapés des camps de la mort, devant nos anciens aussi, survivants, si peu nombreux désormais, de la guerre de 14-18.
Pour eux, il s'agissait d'honneur et de dignité, « Tout simplement », comme disait Leclerc.
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Nous savons tous combien la paix est, partout, fragile. Le vrai combat est maintenant celui de la vie, car les gloires de demain ne doivent plus être ce que naguère on a appelé « le soleil des morts ».
Aujourd'hui, notre vœu à tous est de vivre en paix, unis. Le combat consiste à édifier un monde libre et solidaire, chaque jour plus grand, plus fort, plus humain. L'actualité nous rappelle sans cesse que rien n'est acquis.
C'est aussi pour cette raison que nous ne devons jamais oublier les sacrifices de nos pères. C'est sur nos ruines, sur nos cimetières, que s'est construite cette paix qui semble aujourd'hui si naturelle à la jeunesse de tous les pays d'Europe. C'est sur ces luttes que le droit des peuples s'est fondé, sur ces sacrifices que notre liberté fleurit.
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En tant que citoyen, chacun à notre échelle, il nous faut participer activement à la préservation du souvenir et à la valorisation du devoir de mémoire.
Aujourd'hui, alors que nous célébrons le 70ème anniversaire des combats de 1940, j'ai choisi aujourd'hui d'arborer l'insigne de l'Œuvre Nationale du Bleuet de France afin de montrer le soutien de la Municipalité.
Depuis plus de 76 ans, l'Œuvre Nationale du Bleuet de France a vocation à favoriser la transmission de la mémoire. Héritier d'une tradition de soutien aux victimes des conflits du XXème siècle, le Bleuet prépare un avenir solidaire pour tous.
Les associations d'anciens combattants, dans leurs actions, agissent elles aussi auprès des jeunes générations.
Je tiens encore à remercier leurs responsables pour leur engagement quotidien. Qu'il serve à construire ce monde vivant, ce monde de paix ! Qu'il permette aux jeunes de ne pas oublier ! Car le monde que nous avons commencé de construire, ce sont eux qui en poursuivront l'édification, eux qui auront la tâche de le rendre paisible et sûr.
Nous ne devons en aucun cas l'oublier.












