Assemblée générale du COPRA 104
Assemblée générale du COPRA 104
Jeudi 26 novembre à 20h30
Espace Louis Armand
Intervention de Monsieur Eddie AIT
Maire de Carrières sous Poissy, Conseiller Régional d'Ile-de-France
Vice président de la Communauté de communes des deux rives de la Seine
Monsieur le Député,
Monsieur le Président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de la Seine,
Messieurs les Maires du Comité contre l'A104,
Mesdames, Messieurs les élus locaux,
Mesdames, Messieurs les membres du COPRA 104,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers riverains,
Avant tout, je tenais à vous dire ma grande fierté à vous recevoir ce soir. C'est la première fois que Carrières accueille une assemblée générale du COPRA et c'est une grande satisfaction pour l'ensemble de la Municipalité.
C'est aussi une belle occasion de rappeler le soutien ferme et définitif de notre équipe au COPRA.
Je vous rappelle que notre Conseil municipal s'est ouvertement opposé au projet d'autoroute de l'A104 le 26 juin 2008. Une motion a été votée pour faire reconnaître le principe de précaution mais aussi pour soutenir les initiatives locales comme celles portées par le COPRA 104.
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Ce soir, nous nous retrouvons une fois encore pour dire « non » au Tracé vert et à tout projet d'autoroute en zone urbanisée.
Notre mobilisation doit plus que jamais demeurer au regard du contexte actuel. Comme vous le savez, certains maires des communes non concernées par le Tracé vert ont récemment changé de position, refusant de défendre le « non » aux autoroutes en zones urbanisées.
On voit là le résultat du simulacre de concertation engagée par le Préfet de Région à travers le « Comité de suivi sur le projet de prolongement de la Francilienne ».
Ce comité ne prend ni en compte la position du Comité des Maires, ni l'avis des riverains à travers le COPRA 184.
A quoi sert cette concertation si ce n'est à diviser les élus ?
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Pour rappel, la première réunion du « Comité de suivi » s'est tenue le 23 mars 2009 autour d'un ordre de jour inapproprié : l'avancement des études techniques engagées et le calendrier des étapes ultérieures...
Aucune prise en compte de nos revendications sur le refus de tout tracé en zone urbanisée.
Avec mes homologues du Comité des Maires, nous avons fait le choix de quitter cette réunion, avant même la présentation de l'état du projet.
Cet été, le Préfet de Région Daniel Canepa a souhaité recevoir les maires concernés de façon individuelle. Avec le Maire de Poissy, nous avons refusé de participer à ce rendez-vous, estimant qu'on était loin, là encore, de la concertation.
Dans une lettre du 29 septembre, M. Canepa m'a précisé qu'il prenait acte de notre « refus répété de souscrire à ses invitations ».
Selon lui, notre choix de ne pas assister au Comité de suivi tant que les demandes du Comité des Maires ne seraient pas entendues est « en contradiction avec la prise en compte des intérêts légitimes de nos commune et de nos administrés ».
Légitime... Est-il légitime que l'Etat refuse d'entendre la mobilisation des élus et des habitants ? Qu'on nous force ainsi la main ?
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Dans notre combat contre l'A104, nous pouvons compter sur le soutien de la Région Ile-de-France et de son président, M. Jean-Paul Huchon.
La Région Ile-de-France revendique pour chaque Francilien le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, comme il est écrit d'ailleurs dans la Charte de l'environnement inscrit au Préambule de notre constitution.
Le Conseil Régional a l'ambition de faire de l'Ile-de-France la première écorégion d'Europe. Il ne participera donc pas au financement d'un tel projet autoroutier.
De plus, Jean-Paul Huchon a réaffirme sa volonté de voir privilégier le renforcement de l'offre de transports collectifs en Ile-de-France et dans les Yvelines.
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Aujourd'hui, nous devons tous réagir, au nom de l'environnement, au nom de la santé publique. Les spécialistes de la qualité de l'air sont formels : les pollutions sur les populations riveraines engendrent de nombreux dégâts.
Et les chiffres parlent d'eux-mêmes :
- plus de 6 000 personnes meurent chaque année en France en raison de la pollution atmosphérique
- 26 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports.
Et pour mettre ces chiffres en perspective, je vous rappelle que l'Ile-de-France compte aujourd'hui plus de 800 kilomètres d'autoroute. Chaque jour, plus de 17 millions de déplacements sont toujours effectués en voiture. Et depuis 17 ans, le volume de circulation n'a pas cessé d'augmenter...
Pour se déplacer plus vite, veiller au confort, à l'accessibilité et à la sécurité de tous, il convient d'offrir une alternative crédible à la voiture.
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A l'heure du Grenelle de l'Environnement, l'urgence est bien là...
Elle l'est d'autant plus à la veille du Sommet de Copenhague qui se tiendra début décembre. Le Conseil municipal de Carrières a d'ailleurs signé l'appel inter-ONG sur l‘ultimatum climatique.
Les décideurs publics qui argumentent sur la nécessité de développer le réseau autoroutier au nom du développement économique sont-ils ignorants des risques ?
De plus, dans un contexte de crise, l'engagement d'une dépense de 2 milliards d'euros pour un projet largement controversé serait particulièrement malvenu...
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Ce que nous voulons aujourd'hui - et je ne cesserai de le rappeler - c'est l'annulation complète du Tracé vert retenu en octobre 2006, la levée des emprises foncières. Nous refusons tout tracé en zone urbanisée.
Et pour cause : de nombreuses habitations collectives et individuelles et la plupart des équipements publics de la Carrières (collèges, écoles, stades, maternelles, Salle des Fêtes...) se trouveraient à proximité immédiate de l'A 104 et de ses nuisances.
Si le bouclage de la francilienne se réalise, notre cadre vie, notre environnement et, plus grave encore, notre santé, seront mis en danger.
Le bouclage entraînera :
- Des encombrements majeurs sur l'A 13
- Une intensification supplémentaire du trafic poids lourds
- De nouvelles nuisances sonores
- Une pollution supplémentaire
- Une atteinte à l'environnement
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Aux côtés du COPRA 104, la mobilisation des élus locaux via le Comité des Maires contre l'A104 doit se poursuivre. Il est de notre responsabilité de garantir à chaque habitant un cadre de vie préservé. Il nous faut demeurer aux côtés des riverains, qui vivent aujourd'hui avec une « épée de Damoclès » sur la tête.
Notre territoire demeure menacé. Il faut rester mobilisé.
L'A104, c'est ni fait ni à faire !
Je vous remercie de votre attention.












