Lundi 04 Juin 2012

Collecte des déchets à Carrières-sous-Poissy

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Situation financière du SIDRU et augmentation des taxes :
Eddie Aït se dit inquiet


A l'heure actuelle, le SIDRU rencontre de graves difficultés financières avec un montant de la dette que l'on peut estimer à plus de 228,54 €/habitant (1/3 de dette directe + 2/3 de crédit bail)*. Pour financer ses équipements, le syndicat s'est en effet endetté sur vingt et trente ans, pour un montant global de 55 millions d'euros.

La situation est d'autant plus alarmante pour les années à venir que la nature des emprunts contractés comporte de nombreux risques. De même, depuis 3 ans, la taxe d'enlèvement des déchets a augmenté de 18 % à Carrières. Pour Eddie Aït, il conviendrait de clarifier cette situation : « Le traitement des déchets constitue aujourd'hui un enjeu écologique majeur ».

Depuis le 1er janvier 2006, la collecte des déchets est une compétence de la Communauté de Communes des Deux Rives de la Seine. Cette collecte est gérée par le syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (SIDRU) qui regroupe 15 communes pour 205 000 habitants. Le SIDRU est propriétaire d'Azalys, une unité d'incinération des déchets mise en service en décembre 1998 à Carrières.

Aujourd'hui encore, Azalys fait figure d'exemple. Pour sa construction, le SIDRU avait en effet imposé un cahier des charges particulièrement strict, faisant le choix des normes européennes les plus drastiques en matière de respect de l'environnement. De plus, l'incinération est effectuée dans une logique de valorisation énergétique : les calories produites par la combustion des déchets sont transformées en énergie.

Quelques chiffres :

· 115 000 tonnes de déchets ménagers par an soit 70 000 MWh d'électricité produite par an (75 % de cette production est revendue à EDF).
· 25 à 40 camions par jour
· 7,5 tonnes de déchets sont brûlés par heure
· Une quarantaine d'employés
· Une zone de 6,4 hectares libre de toute habitation dans un rayon de 800 mètres


* Pour la même période, le SYCTOM de l'Agglomération parisienne affiche une dette d'à peine 104 €/habitant, tandis que le SIDOMPE de Plaisir possède une dette de 15 €/habitant.