Lundi 04 Juin 2012

Eddie Aït s'associe à la mobilisation du personnel du Centre Hospitalier Intercommunal

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Le plan de retour à l'équilibre financier fait débat au Centre Hospitalier Intercommunal Poissy / St Germain en Laye

Dans une lettre adressée à Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, les représentants du personnel dénoncent la situation financière grave du CHIPS et ses conséquences : révision de l'accord local des 35h, précarisation de l'emploi, réduction des effectifs, dégradation des conditions de travail.

 

Fortement attaché au service public hospitalier, Eddie Aït, Maire et membre du Conseil d'administration du CHIPS, soutient l'action du personnel hospitalier et s'inquiète plus généralement de la situation des hôpitaux en France.

 

Selon les représentants du personnel réunis en intersyndicale, l'hôpital intercommunal est en danger. Forfait hospitalier, déremboursement, tarification à l'activité, franchises médicales... Les tutelles touchent aux fondements même de l'hôpital public. La situation du CHIPS est d'autant plus alarmante que la fusion réalisée en 1997 n'a pas tenue toutes ses promesses.

 

Aujourd'hui, un plan de retour à l'équilibre financier engageant la communauté hospitalière sur 4 ans est en cours d'élaboration. Pour les syndicats, ce PREF s'élabore sans aucune concertation. Ils craignent qu'une fois de plus, le personnel paye la plus lourde contribution au retour de l'équilibre financier et dénoncent une mauvaise gestion des tutelles (notamment sur le dossier « site unique » refusé en 2003 et relancé en 2007 avec, au passage, cinq années de « gaspillages »).

 

Pour Eddie Aït, la situation du CHIPS est révélatrice de la conjoncture actuelle. « Depuis plusieurs années, les situations déficitaires n'ont cessé de se multiplier. Même les établissements les plus performants comme le CHI de Poissy / St Germain se trouvent confrontés à de graves difficultés financières. Il devient urgent de réagir car les mesures d'économies se traduisent de plus en plus par une réduction de la masse salariale. Et ce, aux dépends du service public ».