Sécurité publique à Carrières :
le Maire veut rencontrer Nicolas Sarkozy
S'adressant au Président de la République dans une lettre envoyée ce jour, le Maire et Conseiller régional Eddie Aït a rappelé l'importance de maintenir une présence policière de proximité.
« A Carrières, nous faisons aujourd'hui face à un retrait des équipes de Police nationale, le commissariat n'accueillant plus d'équipes permanentes. Cela se fait durement sentir auprès de la population qui m'interpelle régulièrement et me fait part de son sentiment d'abandon ». Eddie Aït a ainsi sollicité Nicolas Sarkozy en vue de le rencontrer et d'évoquer avec lui « le rétablissement du commissariat de secteur ».
Alors que le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) sera débattu en septembre au Sénat, le Maire de Carrières-sous-Poissy a interpellé Nicolas Sarkozy sur la question de la sécurité publique à l'échelle communale : « les réalités auxquelles je suis confronté en tant que Maire m'amènent à m'interroger sur un projet de loi qui prévoit d'accroitre les droits et les missions des policiers municipaux ».
Depuis 2008, les équipes de la Police nationale ne sont plus physiquement présentes à Carrières. Au nom du « recentrage des moyens » (réponse de Mme Michèle Alliot-Marie en août 2008), la présence de la Police nationale à Carrières se matérialise aujourd'hui par les patrouilles d'équipes volantes. « La situation se dégrade dans certains quartiers et de nouveaux cas d'incivilités se manifestent dans des secteurs jusqu'alors épargnés (trafics, circulation de motos à vitesse excessive, ivresse sur la voie publique, dégradations diverses.. .). » précise Eddie Aït dans son courrier adressé au Président de la République.
Si la Municipalité agit de façon concrète dans le domaine de la tranquillité, Eddie Aït a néanmoins tenu à rappeler que la sécurité publique est une compétence régalienne « les équipes et les moyens de la Police nationale demeurent indispensables. C'est pourquoi je souhaite aujourd'hui le rétablissement du commissariat de secteur et des services qui y sont associés : présence de l'unité territoriale, démarches administratives telles que le dépôt de plainte, permanences d'un travailleur social... ».













