Dimanche 27 Mai 2012

Projet « Grand Paris »

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Eddie Aït dénonce la mise à l'écart des élus locaux 
dans un projet « aux enjeux considérables »

 

 

 

Alors qu'une réunion de travail réunissant Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, Alain Outreman, Maire d'Achères, et Pierre Cardo, Président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine, se tient aujourd'hui, Eddie Aït entend dénoncer la méthode « anti-démocratique » de l'Etat sur la mise en œuvre du Grand Paris.

 

« Le Grand Paris implique fortement le territoire des deux Rives de Seine » souligne le Maire de Carrières-sous-Poissy, également Vice-président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine et Conseiller régional d'Ile-de-France. « Mais que ce soit dans le processus de décision ou dans la mise en œuvre du projet, la représentativité des collectivités locales est volontairement réduite à son minimum. »

 

Préparé au printemps-été 2009, le projet de loi Grand Paris a été adopté en Conseil des Ministres le 7 octobre 2009. « Dès le départ, l'Etat a verrouillé toute possibilité de dialogue et d'échanges avec les élus locaux » s'insurge Eddie Aït.

 

Le projet d'ensemble est ainsi en contradiction avec les compétences d'aménagements (SDRIF) et de transports (STIF) de la Région et des autres collectivités. De plus, la Région n'est pas explicitement présente dans les organes décisionnaires de la Société du Grand Paris ou de l'Etablissement Public Paris-Saclay, deux entités créées dans le cadre du Grand Paris et contrôlées majoritairement par l'Etat.

 

L'enquête publique sera par ailleurs close à compter de la promulgation de la loi (amendement UMP) c'est à dire pour le début de l'été (lancement en juin). Les temps de débat et de concertation sont donc prévus au plus court.

 

« Au final, le projet de Grand Paris qui sera examiné par le Sénat témoigne d'un déni de démocratie au lendemain des élections régionales, d'un double discours de l'Etat et d'une mise en cause de la décentralisation : rupture du partenariat Etat/Région, mise à mal des outils de la décentralisation. Sans parler de la spoliation financière... Une fois de plus, les dotations en capital promises par l'Etat n'ont pas été confirmées » résume Eddie Aït.